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UGECAM Ca Bouge dans le Bourbonnais

Publié le lundi 31 mars 2008

ASSEMBLEE GENERALE CRRF LE BOURBONNAIS

MARDI 04 MARS 2008

A l’initiative des délégués du personnel et représentants syndicaux, l’Assemblée Générale du 04 mars 2008 a permis de recueillir un état des préoccupations des salariés venus en grand nombre.

Cette forte participation démontre bien l’intérêt que porte le personnel à l’établissement (contrairement à ce qui s’est dit pour d’autres réunions) ainsi que le besoin de s’exprimer librement.

Nous remercions la Direction d’avoir choisi de ne pas y assister et d’inviter le Médecin Chef à faire de même.

Tous les services ont pu exposer et partager leurs inquiétudes et problèmes.

ü Service restauration :

- 4 CAE ne sont pas remplacés, ce qui représente 80 heures en moins ; ces emplois étaient sur des postes pérennes.

- Les petits déjeuners sont pris en charge par le service ménage.

- Les agents ne sont pas d’accord avec le retour des horaires coupés tous les jours, avec un week-end de repos sur trois. Une proposition de planning a été faite par ceux-ci, qui n’a pas été prise en compte, et aucun n’a été consulté pour donner un avis sur le sujet.

- Absence d’animateur au moment des repas (1 poste d’animateur a été supprimé)

- six changements de tenue effectués sur les temps de repos.

- Beaucoup de responsabilités : prise de températures, régimes, entrées des patients, d’autres en consultations, etc.

- Un départ en retraite en poste à l’hôpital.

ü Service ménage :

Au service ménage et lingerie, les agents redoutent le mode de fonctionnement qui leur a été présenté.

Avant : 16 titulaires et 3 CAE / Aujourd’hui : 12 titulaires.

- Des promesses ont été faites pour devenir ASH, avec plus d’heures, sur la base du volontariat, mais ceci n’est plus d’actualité.

- Problèmes de vacances, problèmes les weekends.

- Vaisselle faite par la lingerie.

- Crainte de se retrouver sans le service restauration le matin, du jour au lendemain.

- Le week-end : départ des patients + restauration le matin + ménage, ces tâches sont effectuées à seulement six personnes quand ce ne sont pas les vacances.

ü Services administratif et comptabilité :

Depuis quelques années on déplore le non remplacement des départs en retraite dans ces services :

- attaché de Direction.

- économe.

Les tâches dont ils se trouvaient chargés ont été réparties sur le personnel restant et cette situation s’aggrave avec le départ en retraite des 2 agents de St-Honoré les bains :

- comptable

- secrétaire

Qui va faire le travail de comptabilité lorsque le comptable sera en congés ? Il n’y a pas de projection sur l’avenir.

Avant : 4,80 ETP de secrétaire / Aujourd’hui : 2,80 ETP, en comptant un poste qui devrait être remplacé.

ü Service ergothérapie :

- Départ des 2 techniciens de maintenance au 14 mars 2008. la Direction est avertie depuis juin 2007 par les représentants du personnel, et on réfléchit toujours quant au remplacement.

- Comment assurer la maintenance et l’hygiène du matériel paramédical reconnu comme activité productrice de soins inscrite aux PMSI ? Quelle incohérence entre le langage et les actions !

- Les fiches de postes ont été faites en janvier.

- absence de transmission du savoir.

- Les ergothérapeutes ne pourront pas assumer, cela va devenir difficile si les techniciens ne sont pas remplacés. Beaucoup de problèmes étaient solutionnés par ce service. (adaptations diverses pour les patients, visite à domicile…)

ü Service entretien :

- Impossibilité de faire face aux demandes d’intervention.

- Difficulté pour effectuer les contrôles obligatoires en temps voulu.

- Exécutions de chantier retardées par la masse de travail.

- L’établissement et les installations vieillissent, et cela demande donc davantage de maintenance. Comment faire avec un effectif réduit ?

Avant : 4 techniciens / Aujourd’hui : 3 techniciens. Sans compter sur la venue d’un agent qui a travaillé 6mois a l’Hospital d’Alligre et 6 mois au centre pendant 2 années consécutives

ü Service de kinésithérapie :

- Pas de communication, de concertation, d’information pour la sortie des patients.

- La qualité des soins n’est plus une priorité, le patient n’est plus le premier concerné.

- Beaucoup de mal à gérer l’organisation du travail.

- Staffs trop nombreux et trop longs, qui se font sur les plateaux techniques pendant les rendez-vous.

- Il faut savoir recruter, mais aussi savoir conserver le personnel.

- Souci pour l’entretien du matériel avec le départ de l’équipe maintenance, et absence d’investissement : matériel demandé depuis deux ans.

- Départ en retraite de 2 Kinésithérapeutes

ü Secrétariat médical :

- Le patient n’est pas pris en charge dans sa totalité.

- Restriction sur les transports et soins pour des raisons d’économie ; le service doit faire le tampon entre le patient et le médecin.

- Difficultés pour commande des fournitures de bureau.

ü Médecins :

- Des soins sont refusés pour des efforts d’économie, ce qui a ses limites parce qu’on ne garantit plus la qualité des soins.

- Les médecins souhaitent et demandent qu’il n’y ait plus de disfonctionnement dans les services par manque de personnel.

- Ils demandent un budget supplémentaire pour la prise en compte correcte des patients.

- Ils demandent une convention pour travailler avec les appareilleurs extérieurs. (récupération de matériel appareillage

ü Appareillage :

- Travail effectué avec du matériel orthopédique ancien, datant de dix à vingt ans par

exemple les ferrures ou articulations, genoux, pieds et tubes.

- Matériel d’occasion qui met à mal la sécurité du patient pour faire des économies.

- Ce sont des sociétés privées qui fournissent le matériel, l’établissement fabrique, celles-ci facturent, d’où le besoin de faire une convention.

- Pas d’investissement et pas de commande possible.

- Manque de médecin pendant les consultations externes, c’est-à-dire les patients qui reviennent pour prescription d’appareillage définitif, prothèses, orthèses.

ü Orthophoniste :

- Pas de matériel : l’orthophoniste amène tout de chez elle, bénévolement.

ü Brancardier :

- L’équipe fait le tampon entre les services.

- Retard des patients en soins dû au disfonctionnement entre les services.

ü Aide-soignant :

- L’équipe devient pluridisciplinaire par manque de personnel dans les services : ménage (literie), lingerie (linge des patients), restauration (repas), animation… Le patient n’est plus une priorité.

- L’hygiène n’est plus respectée.

- Impossible de faire du travail de qualité.

- Manque de personnel avec une charge de travail de plus en plus élevée.

ü Infirmière :

- La charge de travail augmente :

- Standard (téléphone dès 17h), accueil au secrétariat (bons de sorties), animation… (surveillance de la présence des patients dans l’établissement)

- Sectorisation, avec manque de personnel, 2 infirmières sur 3 secteurs.

ü Infirmière et aide-soignante de nuit :

- Poste d’aide-soignante de nuit non remplacé.

- Il ne reste plus que deux personnes sur deux étages pour la sécurité des patients, au lieu de trois personnes auparavant.

- Elles remplacent l’animateur qui assurait le standard, la fermeture des portes, la surveillance et l’accompagnement des patients dans leur chambre.

ü Responsable infirmerie :

- Pas d’investissement l’année précédente, il n’y a plus de lit d’avance.

- La commande de cette année est quand même partie.

ü Animation :

- Les patients font part du manque d’animation : un seul poste de 30 heures et un poste à temps plein avec de nombreuses délégations c’est trop peu.

- Certains patients profitent de la situation et de la faiblesse du système.

- Le travail retombe sur d’autres services : infirmerie, cuisine…

- Avec les horaires installés, les animateurs ne voient plus les patients.

ü Cellule qualité :

- Elle doit demander aux agents une démarche qualité, mais tout le monde a trop de boulot.

- Il faut comptabiliser le temps de réunion. Dès que quelque chose est commencé, c’est bloqué ; un travail de deux heures pour rien. L’année prochaine, s’il n’y a pas de résultat, il y aura surement des réserves.

CONCLUSION : Inquiétude du personnel sur le non remplacement des postes et le manque d’investissement.

Va-t-on vers :

Ø Fusion avec l’hôpital d’Aligre de Bourbon Lancy ?

Ø Départ des lits à Macon ?

Ø Fermeture du centre ?

Questionnement sur la mission confiée au Médecin Chef lors de son embauche par la Direction UGECAM et pour être clair ne soigne-t-on pas les chiffres en priorité ?

Le manque de personnel et les nouvelles organisations de travail entrainent un disfonctionnement dans les services, préjudiciable aux patients ainsi qu’au personnel. Les problèmes ne sont pas résolus, mais aggravés.

Les restrictions budgétaires imposées par les tutelles ne sont plus tolérables, et nous devons interpeller et alerter à tous les niveaux et faire part de ces conclusions.

La création des UGECAM était-elle synonyme de démantèlement des établissements, et la création du pôle national UGECAM l’accélérateur du processus ?

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Coordonnées

Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux
Case 536
263 rue de Paris
93515 Montreuil Cedex
tél : 01 55 82 87 01 / fax : 01 48 59 24 75


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