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Paritaire Salaire du 6 Octobre 07

Publié le mercredi 12 mars 2008

Monsieur Jean-Jacques MARETTE, Directeur Général de l’ARRCO, nous commente les résultats financiers techniques des régimes ARRCO/AGIRC et les chiffres relatifs aux frais de gestion.

- Excédent ARRCO : 5 milliards d’€uro (dont résultat des produits financiers de 1,7 Milliard)

- Excédent AGIRC : 1,6 milliard d’€uro (dont résultat des produits financiers de 620 Millions

d’€uro)

- Ensemble les en-cours de placement des institutions de Prévoyance progressent de 11 % en 2006 (malgré une année boursière mitigée) et ont représenté un ensemble de 27,4 Milliards

d’€uro

Le nombre de salariés sur l’ensemble de la profession est en progression au 31 décembre 2006. :

soit environ 29 000 salariés dont 16 000 sur la retraite complémentaire, 11 000 sur la prévoyance et 2 000 en divers, composés de 28 % d’Hommes et de 72 % de Femmes.

Globalement les salaires ont augmenté de 4,07 % dans la profession. Ce taux comprend le maintien du pouvoir d’achat, le 1% par an de la prime d’ancienneté, le GVT, les automatismes de l’actuelle grille de classification et les promotions aux choix.

Sur ce chiffre, Monsieur MARETTE considère que le pouvoir d’achat des salariés de la profession a progressé.

La CGT a immédiatement réagi à de tels propos. Nous ne pouvons être en accord avec une

telle analyse. Le constat est que les dirigeants des institutions de retraite et prévoyance demandent toujours plus d’effort sans que leur pouvoir d’achat progresse.

La CGT est également intervenue sur les conditions de travail et de rémunérations des femmes.

Elle reconnaît qu’il y a une légère amélioration. Par contre, la CGT demande des explications sur la persistance des écarts très importants entre les rémunérations des Hommes et des Femmes.

L’égalité Hommes/Femmes n’est pas encore une réalité dans la profession. Nous avons rappelé cette revendication très forte de la CGT. Sur ce point, nous avons renouvelé notre demande d’ouverture de négociations sur 2007/2008.

Monsieur MARETTE a reconnu le caractère obsolète de l’indice INSEE. Malgré tout, il

existe et c’est la seule référence reconnue actuellement. Et il déclare : « C’est le pire des instruments,

mais comme il n’y en pas d’autres … ».

Monsieur MARETTE nous informe de l’analyse de l’évolution de l’indice INSEE. Celui-ci a

augmenté sur douze mois glissants de + 1,1 %. Les prévisions pour 2007 sont de + 1,3 % et

1,8 %.

Dans ce cadre, l’évolution de la valeur du point salaire a augmenté plus vite que l’indice INSEE.

Si l’organisation des employeurs appliquait les principes identiques à l’évolution de la

valeur du point retraite ARRO AGIRC voulu par les partenaires sociaux signataires des accords de 2003, il faudrait reprendre cette avance sur les négociations actuelles et à venir.

La CGT a fait remarquer l’évolution des indices INSEE 2005/2006 des produits qui sont nécessaires à vivre et se nourrir :

- Gaz + 17 % - Fioul + 11 % - Loyer + 3,5 %

- Les frais d’entretien de sa voiture + 4,4 % - Carburant + 6 %

- Café + 5 % - Légumes + 6 % - Poisson + 6 %

- Viande + 4 % - La liste est longue …

Sans compter l’évolution de 2007, pas un jour ne passe sans annoncer de hausse des prix de

produits élémentaires à la vie, sans compter les hausses déjà annoncées pour 2008, telles que le lait, les œufs et la farine.

Ah oui ! Nous avons une baisse de prix importante sur les photocopieurs de 16 %. C’est vraiment un produit acheté quotidiennement par les salariés !!

Monsieur MARETTE a demandé à chaque organisation syndicale de faire part de leurs revendications sur les salaires au 1er octobre 2007 et sur le RMMG applicable sur 2008 :

La CGC

Elle se réfère à la dernière négociation. Elle demande à l’Association d’Employeurs de tenir ses

engagements à une évolution des rémunérations pour 2007 de 1,8% soit 0,9 % au 1er avril et 0,9 % au 1er octobre 2007. Elle veut une évolution de la garantie d’évolution individuelle du 1er octobre 2006 au 30 septembre 2007 de 1,5 %.

Quant aux RMMG 2008, la CGC demande que la négociation « RMMG 2009 » se passe le plus

tard possible dans l’année 2008 et demande une évolution des RMMG 2008 de 2,5 %.

Force Ouvrière

Vu l’indice INSEE, elle demande :

- 1 % pour solder 2007 et une avance de 0,5 % sur 2008, soit un total de 1,5 % au 1er octobre 2007

- Le salaire minimal à 1320,- €uro

- Une prime d’anniversaire de l’AGIRC d’un montant de 500,- €uro

CFTC

Vu l’érosion du pouvoir d’achat et le ressenti des ménages, elle demande + 1 % pour 2007. Elle

veut également la revalorisation de la garantie individuelle et l’attribution de 5 points pour tous.

Les RMMG 2008 doivent évoluer d’un niveau identique à celui du Plafond mensuel de la Sécurité sociale.

CFDT

Vu les résultats 2006 et le niveau des réserves de gestion, la CFDT demande une redistribution de

ses résultats. Elle demande :

- + 1 % au 1er octobre 2OO7

- + 2,5 % sur le RMMG pour 2008

- La revalorisation de la garantie minimum de branche

Déclaration CGT sur l’évolution des salaires dans le IRP

Il y a un an, nous disions de changer de politique salariale au sein des institutions de retraite complémentaire et de prévoyance

Que de chemin parcouru depuis.

Majoritairement, les salariés placent les salaires au premier rang de leurs préoccupations. Il n’y a

plus un jour où les dirigeants politiques de notre pays reconnaissent que l’amélioration du pouvoir d’achat devient une nécessité.

Le salaire ne reconnaît plus la valeur du travail. Les salariés, dont la qualification, la formation, ne sont plus reconnus, traduisent cela par un désintérêt au travail.

L’avenant n°9 ne va pas améliorer cette situation.

Le salaire se doit de reconnaître le déroulement de carrière, la formation, la qualification, le savoirfaire.

Nous en sommes très loin.

Le salaire des jeunes ne suffit plus pour couvrir le minimum vital nécessaire pour vivre. La part à

consacrer à un logement, vu le niveau des rémunérations des jeunes, représente quasiment 50 %

du salaire. Ils n’ont qu’un seul choix : rester chez leurs parents.

Les prix du gaz, de l’essence, de l’électricité, du fioul, de l’eau, les charges de loyers, des transports,

des assurances continuent d’augmenter. Il n’y a pas un jour où la presse n’annonce pas une

augmentation d’un des produits alimentaires nécessaires à la vie courante d’une famille. Les dépenses incompressibles de toute famille ne cessent de croitre à un rythme de deux chiffres.

Il convient d’ajouter le poids grandissant du poste santé du fait des dépenses de moins en moins

remboursées.

Cette politique salariale appauvrit les salariés de la profession. Les salariés sont obligés de recourir de plus en plus à l’emprunt.

Les salariés s’interrogent fortement sur l’utilité à faire des efforts, des sacrifices, d’acquérir des

compétences par la formation, s’ils ne sont jamais reconnus, ni valorisés.

L’avenant n°9 ne répond pas aux besoins actuels des salariés. Ils veulent des augmentions de salaire à partir d’une grille commençant à 1500 €uro, tout de suite.

Depuis des années, nous dénonçons l’insuffisance des rémunérations. Le déficit se creuse entre

l’évolution du niveau des rémunérations de la profession et le rapport de l’inflation.

L’avenant n°9 favorise les mesures aléatoires en lieu et place de mesure obligatoire. Elles aboutiront au final à une dégradation de la situation.

Les bilans sociaux des institutions en font foi. L’augmentation des mesures individuelles par le

versement de prime ponctuelle ne compense pas la diminution ou baisse des automatismes. En fait, pour une majorité de salariés, il s’agit bien d’une organisation à grande échelle d’une diminution

du pouvoir d’achat pour financer les mesures individuelles, par voie de conséquences, une individualisation des salaires.

Les salariés sont le plus souvent jugés sur des critères d’implications, d’efficience ou d’adhésion à un projet que sur une réelle évolution des qualifications et des compétences professionnelles.

Ce n’est pas l’épargne salariale qui va donner une bouffée d’oxygène au pouvoir d’achat.

La contrepartie des efforts réalisés par tous ne doit pas être une perte de pouvoir d’achat.

Les données chiffrées relatives à l’évolution économique des régimes de retraite ARRCO/AGIRC

et ceux du CTIP sur l’activité prévoyance démontrent bien que les moyens existent pour une autre politique salariale dans la profession. Les résultats des comptes de gestion qui viennent d’être commentés en attestent.

Nous n’allons pas vous abreuver de chiffres. L’évolution des différents indices sur les rémunérations démontre la nécessité de revaloriser les salaires bien au-delà de l’indice INSEE.

C’est pourquoi la CGT veut l’ouverture de négociations sur :

- L’augmentation de la valeur du point au 1er octobre 2007 à 8,60 €uro

- De fixer le coefficient minimum de la grille des salaires à 173

- Pour les salariés n’ayant pas eu de promotion ces cinq dernières années, l’attribution

de 10 points salaires.

- De fixer le RMMG de la

Classe 1 niveau A à 1 500 €uro

Classe 5 niveau A à 2 640 €uro

- Une prime de rattrapage à l’occasion du 60ème anniversaire de l’AGIRC de 600 €uro

pour tous

- L’attribution d’un jour férié supplémentaire pour le lundi de Pentecôte

- Nous voulons une augmentation de la dotation au comité d’entreprise à 2,8 %, soit au

total à 3%.

- La mise en place d’un accord de branche sur le chèque transport.

Après une suspension de séance d’une vingtaine de minutes de l’Association d’Employeurs.

Au nom de l’Association d’Employeurs, Monsieur MARETTE rappelle les chiffres des documents commentés en début de séance. Les salaires, dans la profession, ont progressé fortement

sur 2006 : + 4,7 %.

En conséquence, la hausse de la valeur du point proposée au 1er octobre 2007 est de + 0,5 %

soit une valeur à 8,18 €uro. Conformément aux prévisions d’évolution des pensions de retraite et l’indice INSEE, les RMMG 2008 vont évoluer de 1,6 %.

La prochaine négociation va avoir lieu en avril 2008.

La CGT est intervenue pour dénoncer l’absence de véritable hausse de la valeur du point et par

voie de conséquence du pouvoir d’achat. Elle a rappelé la non prise en compte de la demande de

prime du 60ème anniversaire AGIRC de 600 €uro soit un coût de 17,4 millions d’€uro pour la

profession. Cette mesure pouvait être largement financée par les résultats financiers et de gestion

des régimes ARRCO/AGIRC qui représentent 56 % des activités des groupes de protection sociale.

Nous avons aussi rappelé notre demande exprimée depuis plusieurs années, d’augmenter la dotation aux comités d’entreprise.

Monsieur MARETTE : On ne va pas verser une prime à chaque anniversaire qui se présente.

C’est NON sur cette demande. Pour la dotation des Comités d’entreprise, la convention collective est déjà très généreuse avec 2,5 %.

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Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux
Case 536
263 rue de Paris
93515 Montreuil Cedex
tél : 01 55 82 87 01 / fax : 01 48 59 24 75


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