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Les salarié-e-s de l’Aide et du maintien à domicile ne veulent pas partager la misère

Publié le lundi 18 juin 2012

Le manque de financements et la nouvelle Convention Collective Unique font des ravages et fragilisent les emplois et les associations de l’Aide et du maintien à domicile.

Il a fallu des années pour faire reconnaître les qualifications de cette profession, aujourd’hui par le sous financement du taux horaire du Conseil Général mais aussi par le désengagement des financeurs (CARSAT, MSA, …) ce sont tous les salarié-e-s qui sont précarisé-e-s. Nous ne voulons plus d’un Etat et d’élu-e-s qui prônent le développement de l’aide à l’autonomie sans apporter les moyens humains et financiers nécessaires.

La Convention Collective Unique applicable depuis le 1er janvier 2012 se traduit par un nouveau recul des droits des salarié-e-s.

Les contrats de travail ne sont pas respectés, les salaires n’ont pas été revalorisés depuis deux ans, les indemnités de déplacement ne couvrent plus les frais engagés par le salarié, les conditions de travail se dégradent.

Cette politique menée depuis plusieurs années favorise directement les entreprises lucratives. La perte d’autonomie devient une marchandise.

« Nous, salarié-e-s de l’aide à domicile (A.D.M.R., Association Sainte Elisabeth, Soutien à domicile) sommes là pour dire que nous ne sommes pas responsables de la dégradation de la situation financière et que nous ne voulons pas en payer les pots cassés. Nous voulons l’augmentation du volume d’heures de notre contrat de travail ... … mais pas le partage de la misère. Nous voulons des salaires décents, aujourd’hui, nous gagnons en moyenne 800 €uros. Nous ne voulons plus travailler toute une semaine et le week-end pour un salaire de misère. Nous interpellons les élu-e-s politiques du Conseil Général et les pouvoirs publics pour qu’un nouveau financement solidaire soit mis en place. »

Les questions de « perte d’autonomie » liées au vieillissement ou handicap doivent être traitées en terme de Service Public. Dans plusieurs départements (Tarn et Garonne, Vosges, Isère, Ardèche...) les salarié-e-s se sont mobilisé-e-s et ont obtenu des avancées (frais de déplacement, respect du contrat de travail, ...)

Nous voulons vivre dignement de notre travail, nous appelons les salarié-e-s des associations à nous rejoindre pour tous ensemble faire respecter nos droits et porter nos revendications légitimes.

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